Gaspillage alimentaire, un fléau évitable pour la planète?

Par Thomas Denaison & Romain Lathuillière, étudiants ESTA Belfort, 05/2020

Mots-clés: #Gaspillage alimentaire #Chaîne agroalimentaire #Environnement #Émissions de CO2

Treasure trove of wasted food
Source: Foerster [2013], https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Treasure_trove_of_wasted_food.JPG

Depuis maintenant des décennies, l’Homme dans son mode de vie, cherche un confort personnel, sans se soucier de l’impact négatif qu’il crée pour la planète. Principal acteur qui joue sur ce « confort » : la chaîne agroalimentaire, qui a poussé les Hommes à une surconsommation. En hausse depuis maintenant des années, cette dernière est à l’origine du gaspillage alimentaire. Avec l’augmentation de la pollution, nous sommes en droit d’émettre des hypothèses quant à un lien direct entre les déchets que l’on produit et la pollution croissante.

Nous allons à travers cet article, répondre aux questions suivantes : Quelles habitudes peut-on changer dans nos modes de consommation ? Quelles solutions doit-on adopter pour sauver notre environnement ?

Le gaspillage alimentaire un problème global dans le monde entier

C’est un fait connu du grand public, le gaspillage n’est pas un problème à petite échelle, mais un problème global dans le monde entier. En effet, dans le monde, c’est 41,2 tonnes d’aliments gaspillés chaque seconde dans le monde (Boyer M. et Dumas E., 2018), soit près de 1,3 milliards de tonnes par an (Calcul de l’auteur). Il est intéressant de se poser des questions telles que : Comment est construite la chaîne agroalimentaire ? Ou les pays gaspillent-ils le plus dans la chaîne agroalimentaire ?

L’analyse du diagramme ci-dessous apportent ces éléments de réponse.

Part des aliments perdus ou gaspillés au long de la chaîne agroalimentaire par continents en 2018.
Source: Reproduit à partir de l’article “Lutter contre le gaspillage au Nord, limiter les pertes au Sud” par Gaudiaut T.
https://fr.statista.com/infographie/16343/gaspillage-et-pertes-alimentaires-regions-du- monde/

Pour bien comprendre ce graphique, il est important de faire la distinction entre les pertes alimentaires, les déchets alimentaires et le gaspillage alimentaire. Les pertes alimentaires sont une diminution de la masse alimentaire consommable du stade de la production jusqu’à la distribution. Les déchets alimentaires sont quant à eux les produits alimentaires consommables jetés par les consommateurs, ou même par les détaillants.

Le gaspillage alimentaire correspond à la somme des pertes et des déchets alimentaires.

On remarque à présent que pour des continents riches, là où les revenus sont moyens et élevés, tels que l’Amérique ou encore l’Europe, le gaspillage se fait dans la chaîne agroalimentaire au niveau de la consommation. Cela signifie que les pays membres produisent beaucoup de déchets alimentaires. A contrario, pour les continents plus pauvres, avec des pays à faibles revenus, le gaspillage général se fait au niveau de la production, du transport et du stockage de nourriture. On est ici sur des pertes alimentaires.

A notre échelle de consommateurs, il est difficile de jouer sur le début de la chaîne agroalimentaire. Ainsi, limiter les pertes dans les pays pauvres n’est pas possible, malgré tout changement dans nos modes de vie. En revanche, notre rôle est important dans la production de gaspillage au moment de la consommation, car on est finalement en bout de la chaîne. Afin de solutionner ce problème, et donc limiter le gaspillage, il serait intéressant de chercher à comprendre, où se fait le gaspillage dans la consommation et donc, dans nos modes de vie actuels.

Le gaspillage alimentaire un problème écologique

Le gaspillage alimentaire a un impact économique, estimé à environ 900 milliards d’euros par an (Mathieu T., 2019), mais surtout écologique. En effet celui-ci ne cesse d’augmenter chaque année. Les consommateurs directs ou les entreprises de distribution ont une mauvaise connaissance de ce réel impact.

En effet, le gaspillage alimentaire est responsable du rejet de 2,7 gigatonnes de gaz à effet de serre par an dans le monde (FAO, 2014, page 34), ce qui représente environ 8% des émissions à effet de serre mondiales. En France, il a un impact par an de 15,3 millions de tonnes de CO2 (Income Consulting – AK2C, 2016, page 5). S’il était un pays, il serait à ce jour le 3ème plus grand pollueur du monde après les États-Unis et la Chine (Mathieu T., 2019).

Le gaspillage alimentaire ne représente pas seulement des déchets alimentaires, mais aussi des déchets inorganiques comme par exemple les emballages plastiques. L’incinération de ces déchets augmentent considérablement la pollution de l’air.

Photo of plastic bottles
Source: Magda Ehlers [2019].
https://www.pexels.com/fr-fr/photo/amas-bouteilles-bouteilles-en- plastique-decharge- 2547565/?fbclid=IwAR2UamlIFAtDGJenYLPb9HAjkao6uWxDRGrCKPXY_ZIPY2ueyPa _4MtcsKE

De plus, il faut noter que le gaspillage alimentaire n’influence pas seulement la pollution dans l’air, mais a des conséquences dans le gaspillage de l’eau. Aujourd’hui, la nourriture produite non consommée engloutit chaque année 250 km3 d’eau, ce qui représente 3 fois le lac Léman (Magdelaine C., 2014).

Pour finir, nous constatons qu’il y a aussi des conséquences sur les terres agricoles. Effectivement, cette nourriture produite mais non consommée occupe 1,4 milliards d’hectares de terres, environ 28 % des terres agricoles mondiales (Magdelaine C., 2014). Ces terres utilisées inutilement ont dû être arrosées et contiennent potentiellement des engrais ou pesticides, très mauvais pour l’environnement.

Jeter de la nourriture de temps à autre n’est pas un geste anodin pour notre planète.

Le gaspillage alimentaire en France

En France, c’est près de 10 millions de tonnes de nourriture qui sont jetées par an (Income Consulting – AK2C, 2016, page 5).

Ce même gaspillage alimentaire représente un coût annuel de 16 milliards d’euros en France (Ministère de la Transition écologique et solidaire, 2020).

Il est donc nécessaire de modifier nos habitudes alimentaires afin de réduire ce chiffre considérable.

Regardons maintenant la répartition de ce gaspillage alimentaire en fonction des différents acteurs.

Répartition des gaspillage alimentaires par an en France en pourcentage en 2019.
Source: « Gaspillage alimentaire – qui jette le plus en France et dans le monde” par Boucher J-M. (2019)
https://www.consoglobe.com/qui-jette-le-plus-de-nourriture-en-france-et-dans-le-monde-cg?fbclid=IwAR14SPot5D9j6y2vSK7BG2_LLsMphAn7x1twKCJvu2RiMtWePVfenswQat 8

Ce graphique nous montre que le principal gaspilleur est la production agricole avec 33% du gaspillage alimentaire total en France. La répartition des foyers dans ce gaspillage alimentaire est de 19%, les français jettent donc 1,9 millions de tonnes d’aliments par an, soit environ 28 kg par an pour chaque français (calcul de l’auteur). Cela représente 1 repas gaspillé par semaine (Boyer M. et Dumas E., 2018). Quand on sait que dans le monde de nombreuses personnes meurent de faim, ce chiffre est alarmant.

Selon le graphique de répartition, la restauration et la distribution ont l’air d’être de bons élèves. Ces bons chiffres sont une des conséquences des règles strictes imposées aux entreprises de distribution et de restauration.

Répartition des gaspillages par filière en France sur toute la chaîne alimentaire. [Calculs de l’auteur].
Source: “Pertes et gaspillages : L’état des lieux et leur gestion par étapes de la chaîne alimentaire” par INCOME consulting – AK2C [mai 2016]. Pages 40 à 120.
https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/pertes-et-gaspillages- alimentaires-201605-rapport.pdf

En poussant l’analyse de la répartition des produits dans l’agriculture, nous remarquons que le gaspillage principal se fait au niveau de la production animale (laits, œufs, viandes, poissons,…) qui, à elle seule, représente presque 50 % du gaspillage dans l’agriculture. Avec des parts de gaspillage plus modérées, les céréales et les autres grandes cultures comme par exemple la culture des betteraves ou de pommes de terre, sont les 2 autres segments qui gaspillent le plus dans l’agriculture. Si on se concentre sur le gaspillage alimentaire à l’étape de la consommation, ce sont les fruits et légumes qui arrivent en tête avec en moyenne 10% des achats qui finissent dans la poubelle.

La répartition dugaspillage étant ciblée, et leurs causes n’étant pas méconnues, il serait intéressant de chercher à savoir quelles solutions ont été mises en place pour lutter contre ce fléau, quelle place occupe le gouvernement au sein de ce problème et finalement comment solutionner définitivement le gaspillage alimentaire.

Solutions pour réduire ce gaspillage

Chaque citoyen peut contribuer à la baisse des déchets alimentaires. En effet, les foyers peuvent adopter des gestes simples, comme par exemple congeler ou cuisiner les restes au lieu de les jeter. Une autre alternative serait d’acheter en plus petite quantité et de faire attention aux dates de péremption. Le compostage est une solution afin d’utiliser les déchets alimentaires.

Nous remarquons aussi qu’en France, mais également dans le monde entier, de nouvelles entreprises ont un intérêt dans la création de solutions contre le gaspillage alimentaire.

C’est le cas de l’application Too Good To Go, créée par une jeune femme pleine d’ambition : Lucie Basch. Elle a inventé un outil simple qui connecte les commerçants qui ont des invendus à leur fermeture aux citoyens du quartier. Ils ont juste à passer récupérer leur panier surprise d’invendus, payé à tout petit prix directement sur l’application.

Aujourd’hui, l’application compte plus de 10 000 commerçants et 5 000 000 d’utilisateurs, répartis dans 9 pays d’Europe. En France, 13 668 490 paniers ont été sauvés, ce qui représente environ 34 200 tonnes de CO2 économisées (Too Good To Go).

Paul, 28 ans, utilisateur régulier affirme que « cette application est une très bonne initiative, cela permet de se faire plaisir par exemple le weekend avec des petits déjeuners gourmands entre famille à petits prix ainsi que réduire le gaspillage alimentaire. » (Témoignage réalisé par les auteurs).

Une autre entreprise Phenix, souhaite aussi contribuer à la diminution du gaspillage en proposant 4 alternatives à la poubelle. La première solution est le don aux associations caritatives, afin de donner une deuxième vie aux invendus, la deuxième alternative est le don aux fermes, aux parcs animaliers pour l’alimentation animale. Autre solution développée par Phenix, une application semblable à celle de Too Good To Go permettant de mettre en relation consommateurs et commerçants. La dernière alternative est une solution simple : le compost pour les restes des déchets. Grâce à toutes ces possibilités, c’est 100 000 repas sauvés chaque jour, ceux qui représentent 50 tonnes de déchets au quotidien en Europe (Phenix).

Reste maintenant aux français de prendre leur responsabilité face au gaspillage alimentaire. Ils peuvent utiliser les applications évoquées précédemment, ou bien faire preuve de bons sens comme mieux planifier les repas au quotidien, cuisiner les restes, faire attention aux dates de péremption.

C’est également aux entreprises de distribution et de restauration de diminuer leur gaspillage alimentaire. En France, plusieurs mesures ont été prises. Un pacte entre les acteurs de la chaîne alimentaire et l’État a été signé en 2013 afin de diminuer de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025. En 2016, une loi contre le gaspillage alimentaire a été votée afin d’obliger les supermarchés de plus de 400 m2 à créer un partenariat avec une association d’aide alimentaire pour faire don des invendus consommables et interdit aux distributeurs de rendre impropres à la consommation des invendus encore consommables (Boyer M. et Dumas E., 2018). La fourniture directe d’établissement, tels que les écoles par les agriculteurs, est une autre solution pouvant être mise en place, dans les régions les plus agricoles.

Nous avons eu l’occasion de voir que la production agricole et l’industrie agro-alimentaire sont des domaines où les déchets alimentaires sont rejetés en grande quantité. Pour lutter contre cela, certaines initiatives ont été mises en place, mais malheureusement pas encore recommandées par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). Pour en citer quelques-unes, on retrouve une modification des conditions d’élevage laitier. En effet, des mauvaises conditions d’élevage, un environnement insalubre ou une simple bactérie, ce sont toutes des causes qui provoquent la “maladie” qui est la mammite, et qui touchent 40 % des vaches en production (les mammites j’anticipe), rendant leur lait impropre à la consommation. Une autre solution serait de récolter les légumes au stade juvénile (petits légumes) permettant de réduire les pertes dues aux parasites. Cette même solution permet également un impact positif sur l’environnement car elle utilise moins d’eau (cycle de culture moins long et moins de surface) (Income Consulting – AK2C, 2016, page 142).

En regardant de plus près, on a remarqué qu’il y avait un lien direct entre la pollution et le gaspillage alimentaire. Effectivement, les chiffres le montrent, le gaspillage alimentaire est une des conséquences des importantes émissions de CO2 dans le monde. Ce gaspillage alimentaire est présent aussi bien dans les pays du nord, que les pays du sud, mais pas au même niveau de la chaîne alimentaire.

Tous les acteurs, que ce soit le producteur, le distributeur ou le consommateur, sont responsables de ce fléau et doivent contribuer tous ensembles à sa diminution.
En espérant que toutes ces solutions ou réglementations permettront de réduire davantage le gaspillage alimentaire dans les années à venir.

Références

Boyer M. et Dumas E., (2018). En France, le gaspillage alimentaire en chiffres. Le Monde [En ligne]. [Consulté le 28 mars 2020]. Disponible sur : https://www.lemonde.fr/les- decodeurs/article/2018/06/07/le-gaspillage-alimentaire-en-france-en- chiffres_5311079_4355770.html

Boucher J-M., (2019). Gaspillage alimentaire – qui jette le plus en France et dans le monde. consoGlobe [En ligne]. [Consulté le 25 mars 2020]. Disponible sur : https://www.consoglobe.com/qui-jette-le-plus-de-nourriture-en-france-et-dans-le- mondecg?fbclid=IwAR14SPot5D9j6y2vSK7BG2_LLsMphAn7x1twKCJvu2RiMtWePVfenswQat8

FAO, (2014). Food wastage footprint : Full-cost accounting. FAO [En ligne]. Page 34 [Consulté le 26 mars 2020]. Disponible sur : http://www.fao.org/3/a-i3991e.pdf

Gaudiaut T., (2018). Lutter contre le gaspillage au Nord, limiter les pertes au Sud. Statista [En ligne]. [Consulté le 28 mars 2020]. Disponible sur : https://fr.statista.com/infographie/16343/gaspillage-et-pertes-alimentaires-regions-du-monde/

Income Consulting – AK2C, (2016). Pertes et gaspillages : L’état des lieux et leur gestion par étapes de la chaîne alimentaire. ADEME [En ligne]. Pages 5, 40 à 120, 142. [Consulté le 25 mars 2020]. Disponible sur : https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/pertes-et-gaspillages-alimentaires-201605-rapport.pdf

Magdelaine C., (2014). L’impact environnemental du gaspillage alimentaire : 1,3 milliard de tonnes de nourriture par an. notre-planete.info [En ligne]. [Consulté le 31 mars 2020]. Disponible sur : https://www.notre-planete.info/actualites/3805-gaspillage- perte-alimentaire-monde

Mathieu T., (2019). Gaspillage alimentaire : quelles conséquences pour la planète ? Europe 1 [En ligne]. [Consulté le 31 mars 2020]. Disponible sur : https://www.europe1.fr/societe/gaspillage-alimentaire-quelles-consequences-pour-la-planete- 3912664

Ministère de la Transition écologique et solidaire, (2020). Gaspillage alimentaire. Ministère de la Transition écologique et solidaire [En ligne]. [Consulté le 29 mars 2020]. Disponible sur : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/gaspillage-alimentaire-0

Les mammites j’anticipe. [Consulté le 29/03/2020]. Disponible sur : https://les- mammites-j-anticipe.com/informations/qu-est-ce-qu-une-mammite/

Phenix. [01/04/2020]. Disponible sur : https://wearephenix.com/
Too Good To Go. [01/04/2020]. Disponible sur : https://toogoodtogo.fr/fr

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2 commentaires

  1. Bonjour Thomas et Romain,

    Tout d’abord merci pour votre article. En le lisant, j’ai été perdue dans ma lecture, dû à la diversité des notions abordées. Je pense que vous avez essayé de donner trop d’informations sur un sujet très dense en seulement quelques lignes. J’ai donc eu du mal à lier totalement votre titre avec tout ce que vous avez défini. En effet, en lisant votre titre, je pensais que vous alliez plus vous orienter dans le sens environnemental (en parlant des aspects néfastes pour la planète) que dans le sens de nous faire comprendre les causes et solutions du gaspillage.

    De plus, vous n’abordez pas l’influence des médias sur l’Homme et sa consommation de produits vendus en grande surface. L’Homme est influencé par les médias, et je pense que cela impacte beaucoup sur sa façon de consommer. Revoir la médiatisation des produits alimentaires pourrait permettre à l’Homme d’être moins influencé et de moins consommer, mais cela n’est pas de notre ressort. Cependant, c’est un enjeu et cela pourrait engendrer une diminution du gaspillage alimentaire dans nos foyers. À cela s’ajoute le fait qu’il consommerait surement des aliments plus sains. En effet, les grandes surfaces vendent beaucoup de produits transformés et la production de ces dits produits engendre une perte alimentaire. De plus ces produits transformés sont mauvais pour notre santé et cet aspect est connu par la société et les politiques. Mais alors pourquoi fabrique t’on encore ces aliments et pourquoi les personnes continuent de les acheter alors que l’on connaît les aspects néfastes que cela engendre sur notre corps et notre planète? Déjà par manque de temps : il est plus facile de trouver tous ses produits en grande surface. En effet, au lieu d’aller acheter ses légumes chez le producteur, la viande chez le boucher et les produits de première nécessité dans les magasins de proximité, nous avons besoin que d’aller à un seul et unique endroit. D’autre part, mondialement, les produits transformés sont plus rentables et permettent de nourrir un plus grand nombre de personnes, et à notre échelle, ils nous apportent un gain de temps lorsque nous cuisinons. En effet, une salade en sachet est plus vite préparée qu’une salade du jardin que l’on doit nettoyer plusieurs fois, et les céréales plus vite servient que faire des tartines et surtout plus appréciés par les enfants qui sont sous l’influence des médias. Nos modes de vie ont considérablement changé ces dernières décennies, les femmes travaillent maintenant, le temps pour s’occuper de son foyer a beaucoup diminué amenant également à consommer des produits tout faits, transformés, influencé par les médias ou autres qui nous facilite la vie en nous donnant des idées de repas ou d’aliments évitant ainsi un stress supplémentaire “ que va-t-on manger ce soir ?”

    Ainsi, je n’emploierais pas « confort » pour définir ce que recherche l’Homme mais plus « facilité ».

    De surcroît, les grandes surfaces sont plus attractives sur les prix appliqués que les marchés de proximités. Il est à noter aussi que certaines grandes distributions offrent des réductions pour l’achat en gros. Cela pousse donc réellement à la surconsommation. Pourquoi acheter moins alors que l’on peut avoir plus pour moins chère ?

    Vous dites qu’il est difficile de faire quelques choses à notre niveau de simple consommateur. Je ne suis pas d’accord : chacun a un rôle à jouer. Le problème pour moi est que, comme je l’ai déjà évoqué, la population a moins de temps et est influencée par les médias : de plus, on nous pousse à toujours acheter plus, que ce soit en quantité ou en variété de produits. Ainsi, c’est l’aspect marketing (tant à l’échelle nationale que mondiale) qu’il faudrait revoir et peut-être plus faire comprendre aux gens qu’une date de péremption n’est pas la date réelle de la fin du produit, mais savoir reconnaître quand un produit est périmé, revenir à nos instincts primaires qui nous faisaient reconnaître un produit bon ou mauvais. Donc quand vous dites que c’est aux consommateurs de prendre leur responsabilité, je pense que ce point de vue est un peu fort. En effet, comment dire aux gens d’avoir du bon sens alors qu’ils n’ont jamais été éduqué dans ce sens, qu’ils n’ont jamais appris à identifier réellement les produits périmés ? De plus, de nos jours, les jeunes sont baignés dans la surconsommation. Alors, pourquoi ne pas mettre en place des cours dédiés à la compréhension des aspects néfastes de la surconsommation et faire un réapprentissage par exemple des instincts primaires ? Par exemple, on pourrait leur parler des effets du gaspillage alimentaire, des produits transformés sur l’Homme et son environnement, et dans un second temps, on pourrait leur permettant d’avoir des idées de gestion alimentaire dans le temps restant (par exemple via la planification des plats). Cependant, il ne sera pas aisé de changer totalement plusieurs années d’habitude.

    Comme vous l’avez dit à la fin nous devons tous ensemble limiter le gaspillage alimentaire. et je suis ravi d’avoir pris connaissance par le biais de votre article de l’application Too Good To Go qui permet d’acheter des produits en fin de vie. J’ai donc aimé le fait d’apprendre cela et je vais s’en doute l’utiliser.

    Je savais que les déchets et le gaspillage alimentaires étaient quelques choses néfastes tant pour notre environnement que pour notre côté « humain ». En effet, nous jetons des produits périmés et plats déjà préparés alors que, comme vous le dites, des personnes n’ont même pas à manger dans leur pays. Je n’avais jamais étudié ce sujet et je vous remercie d’avoir pris le temps d’étudier la répartition du gaspillage alimentaire au niveau mondial. De plus, dans votre répartition du gaspillage alimentaire en fonction des différents acteurs, j’ai été surprise de constater que la production agricole était l’acteur avec le plus de gaspillage. Néanmoins, vous auriez dû étudier le pourquoi. Quelles sont les causes et comment y remédier ?

    J’ai remarqué que vous n’avez pas trop défini les liens où vous avez trouvé certaines notions sur lesquels vous vous appuyez (comme les définitions de pertes alimentaires, déchets alimentaires et du gaspillage alimentaire). Je vous le fais remarquer car il ne faudra pas que vous oubliiez de les indiquer pour permettre aux lecteurs d’aller plus loin s’ils le désirent et de faire sa propre réflexion. À plusieurs on est plus fort.

    Ainsi, je vous remercie de m’avoir éclairé sur plusieurs points.

    Camille PINGUET

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  2. Bonjour Thomas et Romain,

    Tout d’abord merci beaucoup pour votre article qui traite un sujet important pour lequel il est urgent d’agir.
    J’ai deux petites remarques à vous faire :
    – Premièrement, ne pensez-vous pas que les consommateurs sont encore trop ignorant concernant les sigles de consommation ? Je m’explique certains sigle comme la DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) signifie simplement qu’au delà de cette date le goût du produit peut-être changé mais qu’il n’est pas nocif pour notre santé. Pourtant le consommateur lambda ne fait pas la différence entre les différents sigles, il ne regarde que la date et si celle-ci est passée alors il jette le produit entrainant alors un gaspillage qui pourrait être évitable. Serait-il alors judicieux dans cette optique de sensibiliser la population en détaillant mieux la signification de ces sigles pour faciliter la compréhension et ainsi optimiser l’efficacité de ces sigles ?

    – Deuxièmement, pour ce qui est du gaspillage produit lors du passage entre producteurs et distributions, avez-vous eu des informations concernant l’impact des standards ? Les standards étant une liste de critères établissant la conformité d’un produit (taille, couleur, etc, …), beaucoup de denrées alimentaires passent ainsi à la trappe pour une taille trop petite ou trop grande alors qu’ils sont out à fait consommables. On peut ainsi se poser la question sur l’utilité de ces processus. Je ne sais pas si beaucoup de données sont disponibles sur se sujet mais avez-vous évalué les pertes de denrées liées à ses standards et savons nous si nous pouvons les supprimer ou les modifier ?

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